Glenn Martin 167
Bombardier bimoteur triplace

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MOTORISATION : Pratt & Whitney R-1830-S1C3G
Moteur de 12 cylindres en V inversé refroidi par liquide
Puissance développée: 1050 ch au décollage, 1100 ch à 3700 m et 2950 ch


ARMEMENT
6 mitrailleuses
800 kg de bombes

PERFORMANCES
Vitesse maximale= 485 km/h
Plafond pratique= 9000 m
Autonomie= 1000 km


DIMENSIONS
Envergure Longueur Hauteur Surface alaire
0 m
0 m
0 m
0 m2

MASSES
Vide Charge Maximale
0 kg
0 kg
7250 kg

HISTOIRE

Conçu par la firme américaine Glenn L. Martin Company, le prototype XA-22 n'a eu aucun avenir dans son pays d'origine, mais a connu une carrière plus longue à l'étranger, en tant qu'appareil de reconnaissance ou de bombardement. Il sera désigné Glenn Martin 167F dans l'Armée de l'Air, ou " Maryland " dans la Royal Air Force. En 1937, l'USAAC (United States Army Air Corps) émet la demande d'un appareil bimoteur destiné au bombardement, capable d'atteindre 320 km/h, et d'emporter plus de 545 kg de bombes (200 mph & 1.200 livres). Plusieurs compagnies proposent leur projet, dont le NA-40 de North American qui deviendra le célèbre B-25, le Model 7 de Douglas qui deviendra le Douglas DB-7, et le Glenn Martin 167W de Glenn Martin. Désigné XA-22, le premier prototype du projet de Glenn Martin vole dès le début de l'année 1939. Cependant, aucune production en série ne fait suite à l'examen de cet appareil. L'USAAC lui préfère en effet le Douglas DB-7. Cet échec entraîne une situation éminemment difficile pour Glenn Martin, en une période caractérisée par une pénurie de clients et de contrats pour l'industrie aéronautique militaire des Etats-Unis. Le vif intérêt de l'aviation française pour ce prototype permet cependant de sauver le projet. Nécessitant en urgence un grand nombre d'appareils bimoteurs de reconnaissance et de bombardement, l'Armée de l'Air recherche en effet un avion triplace pouvant atteindre 470 km/h, et emporter 200 kg de bombes. 115 premiers Glenn Martin 167 sont ainsi rapidement commandés, simultanément à l'achat d'une centaine de Douglas Douglas DB-7. Cette commande est ensuite portée à 345 avions. Le premier appareil de série sort d'usine dès le mois d'Août 1939, mais l'entrée en guerre de la France face à l'Allemagne provoque des retards importants. Les E tats-Unis, s'étant déclarés neutres, ont levé un embargo sur le matériel militaire à destination de pays belligérants. Le gouvernement français parvient néanmoins à contourner cette loi en se servant (à l'instar de l'achat du Douglas DB-7) de filiales canadiennes, achetant les appareils en pièces détachées et livrés en caisses, pour les revendre ensuite à l'Armée de l'Air. Les avions ainsi obtenus sont envoyés à Casablanca, où ils doivent être montés. Du fait de ces retards successifs, le montage ne peut commencer qu'au début de l'année 1940. Les Glenn Martin 167 rééquipent des Groupes de Bombardement et de Reconnaissance basés en Afrique du Nord à partir des mois de mars-avril 1940 : le GB I/62, le GB II/62, le GB I/63, ainsi que le GB II/63 qui devait initialement recevoir des Douglas DB-7. Deux de ces groupes, le I/62 et le I/63 sont envoyés en métropole peu de temps avant l'offensive allemande. Ils sont rejoints quelques semaines plus tard par le II/63, puis le II/62. 40 autres Glenn Martin sont affectés à l'Aéronautique navale. Deux groupes pourvus de Douglas DB-7 complètent le dispositif ainsi constitué. Les Glenn Martin effectuent un nombre relativement restreint de missions du 22 mai au 14 juin, du fait de l'évolution rapide de la situation. Afin d'éviter d'être saisis par les troupes allemandes, ces appareils sont renvoyés en Afrique du Nord, dans l'éventualité de la poursuite des combats depuis les colonies. Plusieurs missions sont encore effectuées en direction de la Sicile ou de la Sardaigne avant l'arrêt des combats. Plusieurs unités sont dissoutes, d'autres rééquipées de Douglas DB-7. Quatre groupes de bombardement sont envoyés en Afrique Occidentale, où ils participent à des missions de reconnaissance vers Gibraltar, ou encore à la défense de Dakar lors de l'opération " Menace " menée par les forces françaises libres, conjointement à la marine britannique, visant sans succès à prendre le contrôle de ces colonies . Les Glenn Martin 167 sont encore utilisés par l'aviation de Vichy au Liban et durant la campagne de Syrie, jusqu'au ralliement aux forces françaises libres au début de l'année 1943 . Parallèlement à cette carrière sous les couleurs françaises, le Glenn Martin 167 est employé par le Royaume Uni . Désignés Maryland Mk . I, les appareils qui n'avaient pas pu être réceptionnés par l'Armée de l'Air avant la fin de la Bataille de France participent au sein de la Royal Air Force aux combats en Égypte et à Malte . Ils sont relativement peu employés, et se limitent à des missions de reconnaissance . Des Maryland sont par exemple envoyés à Tarente afin de photographier la flotte italienne stationnée dans ce port, et de préparer l'attaque aéronavale du 11 novembre 1940 . Une nouvelle version, le Maryland Mk . II, équipée de nouveaux moteurs Pratt & Whitney R-1830-SC3G, est également livrée à la Royal Air Force . Un de ces nouveaux appareils sert notamment à rechercher le cuirassé allemand Bismarck . Les forces françaises libres en Afrique du Nord utilisent également ces appareils, d'où une certaine confusion entre les Glenn Martin des forces aériennes vichystes, gaullistes et britanniques . La Royal Air Force profitera à quelques occasions de cette situation pour survoler des territoires français et espagnols sous les couleurs françaises . Certains Glenn Martin 167 français sont encore utilisés dans les colonies ou en métropole jusqu'à la fin du conflit pour le transport de personnalités importantes, arborant alors des décorations particulièrement voyantes . Quant aux Maryland Mk . I et Mk . II, ils donnent naissance au Baltimore, versio n britannique du Glenn Martin 187 .