Kokusai Ki.59 Theresa
Avion de transport bimoteur

Cyber Aéro Breton - Japon Cyber Aéro Breton - Kokusai Ki.59 Theresa Cyber


MOTORISATION : Hitachi Ha-13A
Moteur de 12 cylindres en V inversé refroidi par liquide
Puissance développée: 1050 ch au décollage, 1100 ch à 3700 m et 2950 ch


ARMEMENT

PERFORMANCES
Vitesse maximale= 300 km/h


DIMENSIONS
Envergure Longueur Hauteur Surface alaire
17 m
12,50 m
3,05 m
38,40 m2

MASSES
Vide Charge Maximale
2880 kg
4120 kg
4240 kg

HISTOIRE

Dans le milieu des constructeurs aéronautiques japonais des années 1930, la petite société Nippon Kôkû Kogyô K.K semblait ne pas peser grand chose. Pourtant, sous l'influence de son dirigeant, le riche homme d'affaires Junkichi Terada, cette entreprise devait tenter de s'implanter sur le lucratif marché des appareils militaires. Ces tentatives ne furent pas toutes couronnées de succès. A la fin des années 1930, l'essentiel des capacités de transport de l'Armée impériale japonnaises reposaient sur le Nakajima Ki.34, un modèle développé à partir du DOUGLAS DC-2, dont Nakajima avait pu obtenir une licence de fabrication. La production battait alors son plein, et ne devait cesser qu'en 1942. Cependant, l'Armée impériale commença à réfléchir à son successeur. A la fin de l'année 1939, une demande fut faite en ce sens. La Nippon Kôkû Kogyô K.K sauta sur l'occasion. En septembre 1938, les ingénieurs de la société avaient lancé le développement d'un appareil de transport, connu alors sous la désignation TK-3 (Terada-Kokên 3). Il devait effectuer son premier vol le 25 avril 1939. Malheureusement, le TK-3 ne retint pas l'attention des autorités militaires. Celles-ci accordèrent leur attention à deux autres programmes, ceux du Kawasaki Ki.56 (copie sous licence du Lockheed Super Electra) et du MITSUBISHI KI.57 TOPSY (version du bombardier MITSUBISHI KI.21 SALLY destinée au transport). Cependant, l'entreprise ne se découragea et bénéficia des retards des deux autres programmes ainsi, tout comme le Kawasaki Ki-32 à la même période, de la perspective d'un nouveau conflit dans le Pacifique. Désireux d'accroître le plus vite possible leurs capacités de transport, les responsables de l'Armée impériale se retournèrent vers le TK-3. A leur demande, les ingénieurs de la Nippon Kôkû Kogyô K.K apportèrent de profondes modifications au projet initial. Le nouvel appareil, désigné comme le Kokusai Ki.59 Theresa (appareil de transport de l'Armée type 1), effectua son premier vol à la fin de l'année 1940. Il fut alors accepté, et la production en série débuta en juillet 1941. Le Kokusai Ki.59 Theresa était un appareil de transport monoplan, à structure métallique, avec une voilure montée en position haute. Il semblait curieusement anachronique, se rapprochant par son aspect extérieur de certains appareils britanniques des années 1930. Le train d'atterrissage, entièrement fixe, se composait de deux jambes de train (avec des carénages de roues), et d'une roulette de queue. Le Kokusai Ki.59 Theresa était "court sur pattes", ce qui facilitait les opérations de chargement et de déchargement, opérations qui s'effectuaient notamment par une unique porte triangulaire au milieu du fuselage. La motorisation avait évolué durant la gestation du Kokusai Ki.59 Theresa. Sur le TK-3, la propulsion était assurée par deux moteurs Gasuden Tenpu, d'une puissance unitaire de 300 ch. Les performances engendrées par des moteurs étaient clairement insuffisantes. Aussi, les Gasuden Tenpu furent-ils remplacés à la demande des autorités par deux Hitachi Ha-13 Kô, qui développaient chacun 450 ch. Cependant, ils s'avérèrent eux aussi insuffisants. Le Kokusai Ki.59 Theresa n'emportait aucun armement, et il n'avait pas été conçu pour en emporter. Ses capacités étaient ailleurs : chaque appareil pouvait embarquer jusqu'à 8 passagers, ou une tonne de fret. A titre de comparaison, le Nakajima Ki-34, légèrement plus grand et pourvu d'une motorisation supérieure, ne pouvait emporter que 200 kg de fret supplémentaires. Pour les passagers, chaque flanc du fuselage était percé de plusieurs petitshublots circulaires . Malheureusement, le Kokusai Ki . 59 Theresa s'avéra très décevant sur bien des points . Ses performances étaient trop peu satisfaisantes . Très lent, l'appareil représentait une proie facile pour n'importe quel appareil allié . Son rayon d'action était également réduit, ce qui limitait son intérêt pour l'Armée impériale, obligée de déplacer hommes et matériels sur des distances de plus en plus grandes . Surtout, jamais la Nippon Kôkû Kogyô K . K ne fut en mesure de produire un nombre suffisant de Kokusai Ki . 59 Theresa . Malgré sa fusion avec une autre société (Nippon Kôkûki Kogyô K . K), jamais l'entreprise de Junkichi Terada ne fut capable de produire plus de 12 appareils par an . Finalement, au début de l'année 1943, l'Armée impériale ordonna la fin de la production, après seulement 19 exemplaires (en plus de l'unique prototype) . Les rares Kokusai Ki . 59 Theresa en service furent affectés à des unités de transport ou à des écoles, loin du front . L'appareil ne fut pas totalement mis de côté, et servit de base au développement du planeur d'assaut Kokusaï Ku . 8, qui devait servir à la fin de la guerre, notamment dans les Philippines . Les services de renseignement alliés lui attribuèrent le surnom Theresa .



Source documentaire du : Kokusai Ki.59 Theresa