Kawasaki Ki.32 Mary
Bombardier léger monomoteur biplace

Cyber Aéro Breton - Japon Cyber Aéro Breton - Kawasaki Ki.32 Mary Cyber


MOTORISATION : Nakajima Ha-9-IIb
Moteur de 12 cylindres en V inversé refroidi par liquide
Puissance développée: 1050 ch au décollage, 1100 ch à 3700 m et 2950 ch


ARMEMENT
2 mitrailleuses Type-89 de 7,7 mm
450 kg de bombes

PERFORMANCES
Vitesse maximale= 420 km/h à 3900m - 425 km/h à 3490 m
Plafond pratique= 8800 m
Autonomie= 1940 km


DIMENSIONS
Envergure Longueur Hauteur Surface alaire
14,75 m
11,65 m
2,90 m
34,0 m2

MASSES
Vide Charge Maximale
2350 kg
3400 kg
3750 kg

HISTOIRE

En mai 1936, nous avons vu que l'Armée impériale japonaise, souhaitant moderniser sa flotte de bombardiers légers, s'était adressée à deux constructeurs japonais. Mitsubishi avait proposé aux autorités son Ki-30. En face, Kawasaki lui opposa un autre modèle, le Kawasaki Ki.32 Mary. Huit prototypes furent construits dans un premier temps, le premier effectuant son vol initial en mars 1937, quelques semaines seulement après le prototype du MITSUBISHI KI.30 ANN . Les ingénieurs de Kawasaki avaient bon espoir de convaincre les militaires. En effet, les performances globales du Kawasaki Ki.32 Mary apparaissaient comme légèrement supérieures à celles de l'appareil de Mitsubishi. Cependant, le Kawasaki Ki.32 Mary afficha rapidement ses limites, en matière de motorisation. Le choix de Kawasaki d'équiper le Kawasaki Ki.32 Mary avec un moteur à refroidissement liquide pesa sensiblement sur le programme d'essais comparés avec le MITSUBISHI KI.30 ANN . Le Kawasaki Ha-9-II était d'une puissance identique à celle des Ha-5 et Ha-6 utilisés par Mitsubishi, mais il se révéla beaucoup plus fragile. De plus, il nécessitait un entretien plus important et plus pointu que les moteurs à refroidissement par air choisis par les ingénieurs de Mitsubishi. Ce problème fut certainement la raison qui entraîna la victoire du MITSUBISHI KI.30 ANN . Toutefois, cet échec ne signifia pas la fin de la brève carrière du Kawasaki Ki.32 Mary. Les ingénieurs de Kawasaki réussirent à améliorer la fiabilité du Ha-9. De plus, le Kawasaki Ki.32 Mary bénéficia de la dégradation de la conjoncture internationale. Pour accroître ses effectifs, l'Armée impériale accorda finalement son feu vert à Kawasaki. Les premiers appareils de série entrèrent en service à l'automne 1938. Le Kawasaki Ki.32 Mary était très similaire au MITSUBISHI KI.30 ANN . Il partageait l'essentiel de ses caractéristiques: structure métallique, voilure médiane, train fixe caréné et roulette de queue, soute à bombes. Le Kawasaki Ki.32 Mary se distinguait essentiellement par son nez plus long, abritant son moteur Ha-9-II en ligne, alimenté en air par une grosse prise d'air sous l'hélice tripale métallique. Son armement était le même que celui du MITSUBISHI KI.30 ANN , avec une mitrailleuse frontale et une mitrailleuse jumelée orientable couvrant l'arrière de l'appareil, ainsi qu'une charge maximale de 450 kg de bombes. Le MITSUBISHI KI.30 ANN fut rapidement engagé en Chine. Il y révéla d'emblée que ses soucis de moteur n'étaient toujours pas résolus. Le Ha-9-II était peu fiable, et se montra très vulnérable aux tirs ennemis. Il se montra cependant assez efficace en tant que bombardier, en Chine et dans les combats contre l'Union Soviétique. Au déclenchement du conflit contre les puissances occidentales, le Kawasaki Ki.32 Mary était toujours en ligne. Plusieurs appareils de ce type participèrent au bombardement de Hong-Kong, le 8 décembre 1941. Les Alliés lui attribuèrent le nom de code Mary. Comme pour le MITSUBISHI KI.30 ANN, les Japonais comprirent assez vite qu'engager Kawasaki Ki.32 Mary sans une notable escorte de chasse équivalait à envoyer leurs équipages dans des missions-suicide. Les Kawasaki Ki.32 Mary survivants furent donc retirés des unités de première ligne à l'été 1942, et envoyés instruire les nouvelles générations de pilotes. La production s'étala de 1938 à 1940. En comptant les prototypes, Kawasaki sortit de ses chaînes un total de 854 exemplaires du Kawasaki Ki.32 Mary .



Source documentaire du : Kawasaki Ki.32 Mary