Mitsubishi Ki.15
appareil de reconnaissance bimoteur biplace

Cyber Aéro Breton - Japon Cyber Aéro Breton - Mitsubishi Ki.15 Cyber


MOTORISATION : Nakajima Ha-8
Moteur de 12 cylindres en V inversé refroidi par liquide
Puissance développée: 1050 ch au décollage, 1100 ch à 3700 m et 2950 ch


ARMEMENT
1 mitrailleuse de 7,7 mm
250 kg de bombes

PERFORMANCES
Vitesse maximale= 450 km/h à 3000 m - 480 km/h
Vitesse croisière= 320 km/h à 5000 m
Temps montée= 5000 m en 8' 27"
Plafond pratique= 11400 m
Autonomie= 1800 - 2400 km


DIMENSIONS
Envergure Longueur Hauteur Surface alaire
12,0 m
8,70 m
3,35 m
20,35 m2

MASSES
Vide Charge Maximale
1400 kg
2035 kg
2300 kg

HISTOIRE

Dans les vastes étendues du Pacifique, les forces japonaises avaient besoin de moyens de reconnaissance appropriés. En juillet 1935, l'aviation impériale japonaise fit connaître son besoin d'un nouvel appareil de reconnaissance. Cet appareil devait être biplace et posséder des performances élevées, notamment une vitesse de 450 km/h à 3 000 mètres d'altitude et un rayon d'action de combat d'au moins 500 kilomètres. Cette requête ne passa pas inaperçue. L'entreprise Mitsubishi répondit rapidement et proposa dès l'année suivante un prototype. Au printemps 1936 (au mois de mai), le nouvel avion effectua son premier vol. Il suscita rapidement l'intérêt des militaires japonais, les performances du prototype dépassant les spécifications exigées et des essais furent menés dans la foulée. Ces essais s'avérant globalement positifs, l'avion fut commandé sous la désignation Appareil de reconnaissance de l'armée Type 97 Modèle 1. Au sein de l'aviation nippone, il fut désigné comme le Mitsubishi Ki.15. Les premiers Mitsubishi Ki.15 parvinrent aux unités japonaises en mai 1937 et entrèrent immédiatement en service. Le Mitsubishi Ki.15 se présentait comme un monoplan à ailes basses cantilever. Il était pourvu d'un train d'atterrissage fixe, dont les roues étaient munies de carénages profilés. Une vaste verrière abritait l'équipage, composé de deux hommes. Ils bénéficiaient d'une bonne visibilité, à une exception prêt, vers l'avant. En effet, la motorisation choisie, un Nakajima Ha-8 en étoile de 640 ch, avec deux pales, occupait une place importante dans le champ de vision du pilote. Les manoeuvres de décollage et d'atterrissage en étaient grandement gênées. Cependant, le Ha-8 octroyait de très bonnes performances au Mitsubishi Ki.15. Avec une autonomie de près de 2400 km, le Mitsubish i Ki.15 répondait parfaitement aux exigence s de l'aviation japonaise. Il put démontrer ses capacités en avril 1937 : le second prototype, baptisé Karigane, fut préparé dans un but spécifique pour le compte du grand journal Asahi Shinbun. Il rallia Londres depuis Tokyo, en un peu plus de 51 heures de vol (à une vitesse moyenne de 165 km/h. Ce record, dûment homologué, attira l'attention sur les productions aéronautiques japonaises et excita la fierté nationale. Ce trajet permit aussi au Mitsubishi Ki.15 d'intéresser un nouveau client potentiel, la marine impériale japonaise. Contrairement à l'aviation japonaise, elle ne commanda pas la première version du Mitsubishi Ki.15, mais une nouvelle, désignée comme C5M (et également connue comme Avion de reconnaissance Type 98 Modèle 1, ou encore Mitsubishi Ki.15-II). Cette variante se différenciait essentiellement du Mitsubishi Ki.15-I par son moteur Ha-26-I de 900 ch, qui accroissait encore les performances de manière sensible et supprimait l'inconvénient de la visibilité à l'avant, son diamètre étant inférieur à l'ancien moteur. Il était aussi plus rapide. Dès son entrée en service, les Mitsubishi Ki.15 eurent l'occasion de prouver leurs qualités, en Chine. Suffisamment rapides pour échapper aux chasseurs ennemis (sauf quand ils rencontraient des POLIKARPOV I-16 soviétiques), ils purent mener des missions de reconnaissance (ce fut par exemple un C5M2 qui repéra le premier les cuirassés britanniques Prince of Wales et Repulse, le 10 décembre 1941, au large de la Malaisie). Pour assurer leur défense, les équipages comptaient essentiellement sur la vitesse Mitsubishi Ki.15, son armement réduit (une seule mitrailleuse) ne pouvant couvrir toute la surface de l'appareil. Bien que très appréciés de leurs pilotes, les Mitsubishi Ki.1 5 montrèrent leurs limites . Les ingénieurs de Mitsubishi étudièrent le problème et proposèrent le Mitsubishi Ki . 15-II, puis le Mitsubishi Ki . 15-III . Malgré tout, celui que les Alliés connaissaient désormais comme le Babs ne pouvait plus soutenir la comparaison avec les chasseurs alliés . Il fut retiré des premières lignes au début de l'année 1943 et affecté à des tâches plus paisibles, comme l'entraînement des équipages . La plupart des exemplaires survivants assombrissent l'avenir de l'appareil . L'Amiral Dönitz donne alors préférence au Focke Wulf Ta 400 . Cependant, cet avion ne peut pas, lui non plus, être prêt avant 1946 ou 1947 . Aussi, est-il décidé que le Ju 290, le Heinkel He 177 et le Junkers Ju 390 devront s'acquitter temporairement des misions de reconnaissance maritime .